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DIRECT. Guerre au Moyen-Orient: nouvel échange de frappes entre les États-Unis et l'Iran, que Donald Trump menace d'anéantir

Jun 28, 2026  Twila Rosenbaum 30 views
DIRECT. Guerre au Moyen-Orient: nouvel échange de frappes entre les États-Unis et l'Iran, que Donald Trump menace d'anéantir

Les États-Unis et l'Iran ont échangé de nouvelles frappes samedi 27 et dimanche 28 juin, s'accusant mutuellement de violations du fragile cessez-le-feu signé le 17 juin dernier. Le président américain Donald Trump a affirmé samedi que l'Iran « cessera d'exister » si les États-Unis décident de repartir en guerre contre lui, accusant Téhéran d'avoir violé l'accord de cessez-le-feu. De son côté, l'Iran a annoncé avoir lancé des attaques de missiles et de drones contre des bases américaines au Bahreïn et au Koweït, en représailles à des frappes américaines contre son territoire.

Un nouvel épisode d'une escalade continue

Ces frappes marquent le dernier épisode d'une escalade qui dure depuis des mois entre Washington et Téhéran. Le 17 juin, un cessez-le-feu avait été signé sous la médiation de plusieurs pays, après des semaines de combats intenses. Mais cet accord n'a jamais été pleinement respecté, chaque camp accusant l'autre de violations. Les frappes de ce week-end sont les plus importantes depuis la signature de la trêve.

Selon le Pentagone, des avions américains ont frappé des sites de stockage de missiles et de drones iraniens ainsi que des stations radar côtières. Ces frappes visaient à détruire des capacités offensives iraniennes qui, selon Washington, menaçaient les forces américaines et leurs alliés dans la région. L'Iran a immédiatement répliqué en lançant des salves de missiles et une vague de drones contre la base de la Cinquième flotte américaine au Bahreïn et la base Ali al-Salem au Koweït.

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont revendiqué ces attaques dans un communiqué : « Les Gardiens de la Révolution islamique ont détruit huit infrastructures importantes de l'armée américaine sur la base Ali al-Salem au Koweït et à la base de la Cinquième flotte navale à Port Salman au Bahreïn. » L'Iran a prévenu que toute nouvelle agression américaine recevrait une « riposte implacable ».

Les sirènes d'alerte retentissent au Bahreïn

Au Bahreïn, les sirènes d'alerte aérienne ont retenti pour la deuxième fois de la nuit dimanche, selon le ministère de l'Intérieur. La population a été invitée à se réfugier dans des abris. Les autorités n'ont pas encore fait état de victimes ou de dégâts significatifs. Au Koweït, des explosions ont été entendues près de la base Ali al-Salem, mais les dégâts semblent limités, selon des sources militaires.

Ces attaques surviennent dans un contexte où la présence militaire américaine dans le Golfe est considérée comme une ligne rouge par Téhéran. La base navale de Port Salman abrite la Cinquième flotte américaine, qui patrouille dans les eaux du Golfe et du détroit d'Ormuz. Le Koweït, allié clé des États-Unis, héberge des milliers de soldats américains. Ces deux pays sont des cibles symboliques pour l'Iran, qui cherche à montrer sa capacité à frapper les intérêts américains dans la région.

La rhétorique belliqueuse de Donald Trump

Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a écrit : « Des avions américains viennent de frapper des sites de stockage de missiles et de drones iraniens, ainsi que des stations radar côtières, pour avoir violé, ENCORE UNE FOIS, l'accord de cessez-le-feu! » Il a ajouté que l'Iran « cessera d'exister » si les États-Unis décident de repartir en guerre. Cette déclaration a été largement critiquée par les analystes, qui y voient une escalade verbale dangereuse.

Trump, qui avait déjà menacé l'Iran par le passé, semble déterminé à utiliser une rhétorique maximaliste. Ses propos interviennent alors que son administration est confrontée à des critiques internes sur sa gestion du dossier iranien. Certains conseillers à la Maison-Blanche plaident pour une désescalade, tandis que d'autres poussent à une action militaire plus large. La situation reste très volatile.

Le fragile cessez-le-feu du 17 juin

Le cessez-le-feu du 17 juin avait été salué comme une avancée diplomatique majeure. Négocié sous l'égide de la Suisse et du Qatar, il prévoyait un arrêt des hostilités et un retrait des forces iraniennes et américaines de certaines zones de contact. Mais dès les premiers jours, des violations ont été signalées, notamment des tirs de snipers et des incursions de drones. Les deux camps se sont accusés mutuellement de ne pas respecter l'accord.

Les observateurs internationaux ont souligné que le cessez-le-feu était extrêmement fragile, car il ne traitait pas des causes profondes du conflit, comme le programme nucléaire iranien et les sanctions américaines. L'absence de mécanisme de vérification efficace a également contribué à son effritement. Les frappes de ce week-end pourraient sonner le glas de cet accord.

Le contexte régional : une poudrière

Le Moyen-Orient reste une poudrière. Au-delà du conflit américano-iranien, la région est secouée par d'autres crises : la guerre au Yémen, les tensions israélo-palestiniennes, et l'instabilité en Irak et en Syrie. L'Iran et les États-Unis s'affrontent par procuration dans plusieurs de ces conflits. Les frappes directes de ce week-end augmentent le risque d'un embrasement généralisé.

Les alliés régionaux des États-Unis, comme l'Arabie saoudite et Israël, suivent la situation avec inquiétude. L'Arabie saoudite a appelé à la retenue, tandis qu'Israël a renforcé sa défense aérienne. Téhéran, de son côté, bénéficie du soutien de groupes armés en Irak, en Syrie et au Liban, qui pourraient être mobilisés en cas de conflit ouvert.

Les impacts économiques et humains

Ces nouvelles frappes ont déjà des conséquences économiques. Le prix du pétrole a bondi lundi à l'ouverture des marchés asiatiques, dépassant les 100 dollars le baril. Les investisseurs redoutent une perturbation majeure de l'approvisionnement en provenance du Golfe, par où transite environ 20 % du pétrole mondial. Les marchés boursiers ont également chuté, les investisseurs fuyant les actifs risqués.

Sur le plan humain, les pertes civiles restent limitées pour l'instant, mais les organisations humanitaires s'inquiètent du sort des populations. Au Bahreïn et au Koweït, la vie quotidienne a été perturbée par les alertes et les fermetures d'écoles et d'entreprises. Des milliers de personnes ont été contraintes de se mettre à l'abri.


Source:BFM News


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